Guide indépendant pour les parents

Comprendre l’imagerie de votre enfant.

Radiographie, échographie, IRM, scanner… découvrez à quoi sert chaque examen, comment le préparer et où trouver une équipe spécialisée en pédiatrie.

Information sourcée · Contenu relu avec la contribution d’une radiopédiatre

Des mots simples pour rassurer les enfants et leurs parents.
Un spécialiste de l’enfant

Qu’est-ce qu’un radiopédiatre ?

Le radiopédiatre est un médecin radiologue spécialisé dans l’imagerie du bébé, de l’enfant et de l’adolescent. Comme tout radiologue, il choisit la technique adaptée, réalise ou supervise l’examen, puis interprète les images. Sa pratique tient en plus compte des particularités du corps en croissance et des maladies propres à l’enfance.

Radiologie générale

Le radiologue est formé à l’ensemble des techniques d’imagerie et prend en charge des patients de tous âges. De nombreux examens courants de l’enfant peuvent être réalisés dans un service de radiologie générale habitué à la pédiatrie.

  • Analyse les radiographies, échographies, scanners et IRM
  • Répond à la question posée par le médecin prescripteur
  • Rédige le compte rendu et oriente la suite du parcours

Ce que le radiopédiatre apporte en plus

Une expertise centrée sur l’enfant, de la naissance à l’adolescence, aussi bien médicale qu’humaine.

  • Connaissance fine de l’anatomie normale à chaque âge et des maladies pédiatriques
  • Choix de l’examen le moins invasif et optimisation des doses de rayons X quand ils sont nécessaires
  • Protocoles adaptés à l’âge, au poids, au développement et à la capacité de rester immobile
  • Explications, environnement et gestes pensés pour rassurer l’enfant et favoriser sa coopération
  • Travail étroit avec pédiatres, chirurgiens pédiatriques et autres spécialistes de l’enfant

À retenir : la différence ne tient pas seulement à la machine utilisée, mais à la manière de choisir, préparer, réaliser et interpréter l’examen pour un enfant. Pour une situation complexe, rare, un très jeune patient ou un geste spécialisé, l’expertise d’une équipe de radiopédiatrie peut être particulièrement utile.

Les principaux examens

Une image adaptée
à chaque question.

L’imagerie pédiatrique tient compte de l’âge, du poids, de la zone étudiée et de la question posée par le médecin.

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Repères, pas diagnostic

Ce que l’imagerie
peut explorer.

Choisissez une partie du corps. Le médecin reste le seul à décider si un examen est nécessaire et lequel.

Neurologie

Cerveau & moelle

Malformations, traumatisme, inflammation, tumeur, hydrocéphalie ou certaines causes de crises.

Souvent IRM · écho transfontanellaire chez le nourrisson · scanner si urgence ciblée
Thorax

Poumons & cœur

Pneumonie compliquée, malformation pulmonaire, masse, cardiopathie congénitale.

Radio · échographie cardiaque · IRM ou scanner spécialisé
Digestif

Douleur abdominale

Appendicite, invagination, sténose du pylore, calculs, anomalies du foie ou des intestins.

Échographie en première intention dans de nombreuses situations
Ostéo-articulaire

Os, rachis & articulations

Fracture, scoliose, dysplasie de hanche, infection osseuse ou articulaire, lésion tumorale.

Radio ou EOS · échographie de hanche · IRM selon le contexte
Uro-néphrologie

Reins & voies urinaires

Dilatation, malformation, obstacle, reflux vésico-urétéral ou cicatrice rénale.

Échographie · cystographie · scintigraphie ou IRM spécialisée
Oncologie

Tumeurs de l’enfant

L’imagerie aide à localiser, caractériser, faire le bilan d’extension et suivre le traitement.

Échographie · IRM · scanner · TEP/scintigraphie selon la maladie

Important : une image ne suffit pas toujours à poser un diagnostic. Elle est interprétée avec les symptômes, l’examen clinique et, parfois, des analyses ou une biopsie.

Pathologies explorées

Des repères clairs,
sans jargon.

Cette liste présente des situations fréquentes ou spécialisées. Elle n’est pas un outil d’autodiagnostic.

Appuyez sur une maladie : vous découvrirez ce qu’elle signifie et pourquoi une imagerie peut être demandée.

🦴OsFracture

Une fracture est une cassure de l’os, le plus souvent après une chute ou un choc. Chez l’enfant, elle peut toucher la zone de croissance.

Pourquoi une radiographie ?Elle montre l’emplacement et la forme de la fracture. Elle aide à choisir le traitement et à vérifier la consolidation si un contrôle est nécessaire.

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🧍DosScoliose

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale dans les trois dimensions. Elle apparaît souvent pendant la croissance.

Pourquoi une radio ou un EOS ?L’image debout mesure précisément la courbure, évalue l’équilibre du dos et permet de suivre son évolution avec une dose réduite lorsque l’EOS est disponible.

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👶NourrissonDysplasie de hanche

La hanche du bébé est insuffisamment emboîtée ou instable. Un dépistage précoce permet généralement une prise en charge simple.

Pourquoi une échographie ?Avant que les os soient bien visibles à la radiographie, l’échographie observe la forme de la hanche et la position de la tête du fémur, sans rayons X.

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🫁ThoraxPneumonie compliquée

La pneumonie est une infection du poumon. L’imagerie n’est pas systématique pour une forme simple, mais peut être utile si l’évolution est inhabituelle ou sévère.

Pourquoi une radio ou une échographie ?La radiographie recherche une atteinte pulmonaire étendue. L’échographie peut préciser un liquide autour du poumon ou guider un drainage.

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🤕VentreAppendicite

L’appendicite est une inflammation de l’appendice. Elle peut provoquer une douleur, souvent à droite, de la fièvre, des nausées ou une perte d’appétit.

Pourquoi une échographie ?Elle peut voir un appendice épaissi et rechercher une complication. Chez l’enfant, elle est souvent privilégiée car elle n’utilise pas de rayons X.

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🌀IntestinInvagination intestinale

Une partie de l’intestin se replie dans la suivante, comme un télescope. Cela peut causer des crises de douleur brutales chez le jeune enfant.

Pourquoi une échographie ?Elle montre l’aspect caractéristique de l’intestin. Un lavement réalisé sous contrôle d’imagerie peut ensuite confirmer et parfois traiter l’invagination.

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🍼NourrissonSténose du pylore

Le muscle situé à la sortie de l’estomac devient trop épais et gêne le passage du lait. Elle provoque typiquement des vomissements répétés chez un jeune nourrisson.

Pourquoi une échographie ?Elle mesure le muscle du pylore et observe le passage du contenu de l’estomac, sans irradiation.

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💧ReinsReflux vésico-urétéral

L’urine remonte anormalement de la vessie vers un ou deux uretères, parfois jusqu’aux reins. Il peut favoriser certaines infections urinaires.

Pourquoi une cystographie ?Elle observe la vessie pendant le remplissage et la miction pour montrer le reflux. L’échographie évalue en complément les reins et les voies urinaires.

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🧠CerveauHydrocéphalie

L’hydrocéphalie correspond à une accumulation excessive de liquide dans les cavités du cerveau, appelées ventricules.

Pourquoi une échographie ou une IRM ?Chez le nourrisson, l’échographie passe par la fontanelle. L’IRM détaille le cerveau, mesure les ventricules et aide à rechercher la cause sans rayons X.

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🧠NeurologieTumeur cérébrale

Une tumeur cérébrale est une masse liée à une multiplication anormale de cellules dans le cerveau ou à proximité. Il existe de nombreux types différents.

Pourquoi une IRM ?L’IRM localise la lésion, étudie ses rapports avec le cerveau et guide la prise en charge. Elle sert aussi au suivi après traitement.

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🫘ReinNéphroblastome

Aussi appelée tumeur de Wilms, c’est une tumeur du rein qui touche surtout le jeune enfant. Une masse abdominale peut parfois être découverte.

Pourquoi une échographie puis une IRM ou un scanner ?L’échographie repère la masse. L’imagerie en coupe précise son origine, son extension et recherche d’autres localisations selon le protocole médical.

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🦠InfectionOstéomyélite

L’ostéomyélite est une infection d’un os. Elle peut entraîner douleur, fièvre, boiterie ou refus d’utiliser un membre.

Pourquoi une IRM ?L’IRM est très sensible pour repérer précocement l’infection, mesurer son étendue et rechercher un abcès. Une radiographie peut compléter le bilan initial.

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Où consulter ?

Centres de
radiopédiatrie.

Centres hospitaliers et structures privées dont le site officiel mentionne une prise en charge pédiatrique ou qui disposent d’un hôpital pour enfants avec plateau d’imagerie.

75

Hôpital Necker–Enfants malades AP‑HP

Paris 15e · Hôpital pédiatrique universitaire, imagerie spécialisée et recours.

Site officiel ↗
75

Hôpital Robert-Debré AP‑HP

Paris 19e · Prise en charge de l’enfant et de l’adolescent, plateau d’imagerie hospitalier.

Site officiel ↗
75

Hôpital Armand-Trousseau AP‑HP

Paris 12e · Hôpital pédiatrique, urgences et spécialités médico-chirurgicales.

Site officiel ↗
94

Hôpital Bicêtre AP‑HP

Le Kremlin-Bicêtre · Service de radiologie pédiatrique : radio, échographie, opacifications, scanner et IRM.

Site officiel ↗

Important : cette liste vérifiée en septembre 2026 reste non exhaustive et ne constitue pas un classement. Tous les sites d’un même groupe ne réalisent pas forcément tous les examens pédiatriques. Avant de vous déplacer, confirmez par téléphone l’âge accepté, la modalité demandée, la présence d’un radiologue formé en pédiatrie, la nécessité d’une ordonnance et les éventuels dépassements d’honoraires.

Le jour J

Préparer sans
inquiéter.

Une explication simple et honnête aide l’enfant à coopérer. Le service vous indiquera les consignes propres à l’examen.

À emporter

Ordonnance et courrier du médecin
Carte Vitale, mutuelle et pièce d’identité
Anciens examens et comptes rendus
Liste des allergies, traitements et implants
Doudou ou objet rassurant si autorisé

Rayons X : le juste examen, à la juste dose

Radiographie, scanner et certains examens guidés utilisent des rayonnements ionisants. Chez l’enfant, l’indication doit être justifiée et les paramètres adaptés à sa morphologie. L’échographie et l’IRM n’utilisent pas de rayons X.

Sans rayons XFaible doseDose variable

Avant une IRM : signalez tout implant ou dispositif métallique. Avant un contraste : signalez allergie connue, maladie rénale ou réaction antérieure.

!Ce site ne traite pas les urgences.
En cas de détresse respiratoire, trouble de conscience, convulsion prolongée ou traumatisme grave, appelez immédiatement les secours.
15 · SAMU
Questions de parents

La FAQ avant
un examen.

Les consignes peuvent varier selon l’âge de l’enfant, l’examen demandé et le service. L’équipe qui vous accueille reste votre interlocuteur principal.

Est-ce que l’examen va faire mal ?

La radiographie, l’échographie, le scanner et l’IRM sont en eux-mêmes indolores. Une gêne peut venir de la position à garder, de la pression de la sonde ou de la pose d’un cathéter lorsqu’une injection est nécessaire. L’équipe vous prévient et cherche à limiter l’inconfort.

Les rayons X sont-ils dangereux pour mon enfant ?

La radiographie et le scanner utilisent des rayons X, contrairement à l’échographie et à l’IRM. L’examen doit être justifié et la dose adaptée à la taille de l’enfant. N’hésitez pas à signaler les examens récents et à demander pourquoi celui-ci est nécessaire.

Puis-je rester avec mon enfant pendant l’examen ?

Souvent oui, lorsque les règles de sécurité et le type d’examen le permettent. Pour une IRM, l’accompagnant doit aussi retirer les objets métalliques et répondre au questionnaire de sécurité. Pour certains examens utilisant des rayons X, une protection peut être proposée ou l’accompagnant peut rester derrière une vitre.

Mon enfant doit-il être à jeun ?

Pas toujours. Le jeûne dépend de la zone examinée, d’une éventuelle injection ou sédation et du protocole du service. Ne mettez pas votre enfant à jeun de votre propre initiative : suivez uniquement les consignes données lors du rendez-vous.

Pourquoi injecter un produit de contraste ?

Le produit de contraste aide à mieux distinguer certains organes, vaisseaux ou anomalies. Il n’est pas nécessaire pour tous les examens. Signalez toute réaction antérieure, allergie connue, maladie rénale ou traitement en cours ; l’équipe évaluera la situation.

L’IRM est-elle bruyante ou impressionnante ?

L’IRM produit des bruits forts et répétitifs, mais elle n’utilise pas de rayons X. Une protection auditive est fournie. Préparer l’enfant avec des mots simples, apporter son doudou s’il est autorisé et lui expliquer qu’il faudra rester immobile peuvent beaucoup l’aider.

Une sédation ou une anesthésie est-elle obligatoire ?

Non. Elle est parfois envisagée lorsqu’un jeune enfant ne peut pas rester immobile assez longtemps, notamment pour certaines IRM. La décision dépend de l’âge, de l’examen et des possibilités d’accompagnement. Elle nécessite alors des consignes et une surveillance spécifiques.

Quand et comment aurons-nous les résultats ?

Le délai dépend de l’examen et du degré d’urgence. Le radiologue peut parfois donner une première explication, puis un compte rendu est transmis ou remis avec les images. Le médecin qui a prescrit l’examen replace ensuite le résultat dans l’ensemble du dossier de votre enfant.

Solidarité

Aux côtés des
enfants malades.

Des associations françaises informent les familles, financent la recherche, améliorent la vie à l’hôpital ou réalisent les rêves d’enfants confrontés à la maladie.

RadioPédiatrie soutient leurs missions et contribue à les faire connaître.
Cette présentation est indépendante : elle ne signifie pas qu’un partenariat officiel ou un soutien financier existe entre le site et les organismes cités.

Sélection nationale non exhaustive, vérifiée en septembre 2026. De nombreuses associations locales interviennent également auprès des familles et des services pédiatriques.

Références

Sources publiques
et médicales.

Les liens ouvrent les informations originales. Les contenus de santé devront être relus régulièrement et validés par un professionnel de santé.

Contribution à la rédaction médicaleLe Dr Hayat El Yagoubi, radiopédiatre ayant exercé à l’hôpital Robert-Debré AP‑HP, a contribué à la rédaction de ce site. Consulter notre méthode éditoriale.

Note éditoriale. RadioPédiatrie est un site d’information générale, sans lien avec un établissement cité. Il ne remplace ni une consultation, ni une prescription, ni l’interprétation d’un radiologue. Les termes « détecter » et « voir » décrivent le rôle possible d’un examen dans un parcours diagnostique ; aucune modalité ne confirme à elle seule toutes les maladies mentionnées. Mise à jour : septembre 2026.